On n’échappe pas à sa destinée
Dans le Médoc, le Château La Hourcade, ne cherche pas à impressionner par son apparat. C’est une propriété familiale, simple, entourée de vignes, mais aussi de bois et de prairies qui font partie intégrante du paysage. Un lieu à taille humaine, à l’image de ceux qui le font vivre aujourd’hui : Quentin Cecchini et sa compagne, Judith Houée.
Quentin n’avait pourtant pas prévu de reprendre le domaine. Après des études scientifiques, il envisageait une autre voie, peut-être tournée vers l’humanitaire. La vigne faisait partie de son histoire familiale, mais pas forcément de ses plans. C’est sa rencontre avec Judith qui a tout changé. Ensemble, ils ont commencé à imaginer un projet commun, à réfléchir à ce que pourrait devenir La Hourcade s’ils en prenaient la responsabilité à deux.
La transmission s’est faite progressivement avec son père, Gino. Présent sur le domaine depuis des années, Gino a accompagné la reprise, partagé son expérience, laissé de la place aussi. Le passage de relais ne s’est pas fait du jour au lendemain : il s’est construit dans le travail quotidien, les échanges, parfois les désaccords, mais toujours avec l’envie de préserver l’outil familial. Gino n’est jamais très loin, toujours prêt à donner un coup de main.
La reprise au château
Aujourd’hui, Quentin et Judith gèrent une douzaine d’hectares de vignes. Ils ont choisi de préserver une grande partie de nature autour des parcelles. Les forêts, les zones humides et les sous-bois sont conservés. Ils protègent les batraciens, les salamandres et tout un écosystème discret mais essentiel. Bien sûr, des prairies ont aussi été maintenues pour leurs chevaux. Car oui, à la Hourcade, il y a de magnifiques chevaux. On doit leur présence à Gino et à sa passion développée à l’armée, quand il œuvrait au sein de la cavalerie. Ils participent à la beauté et à la diversité des lieux.
Au château, chacun à sa place. Quentin est très présent dans les vignes et en cave. Judith œuvre notamment lors des vinifications, et sur de nombreux aspects administratifs. Les choix sont pris ensemble, qu’il s’agisse du travail des parcelles ou de l’orientation des vins.
Le domaine est installé à Jau. Ce village du temps des Romains était situé sur une île, nommée alors Jovis. L’assèchement des marais, qui fait partie de la grande histoire du Médoc, a rendu le secteur accessible et fréquentable. Féru d’histoire, Quentin a décidé de rendre hommage à ce passé, en créant une cuvée baptisée « Jovis » et élevée « à la romaine », en amphore.
Le Château La Hourcade ne cherche pas à grandir par la taille, mais par sa qualité et sa convivialité. L’objectif est de produire un vin fidèle à son terroir et de faire vivre le domaine dans la durée. L’exploitation évolue, la gamme s’élargit et de petits changements s’opèrent. Par exemple, Quentin est très heureux d’avoir installé des passerelles de sécurité au-dessus des cuves, fini de monter à l’échelle !
Château la fourchette
Si le Médoc avait nommé ses lieux-dits en français plutôt qu’en Gascon, vous pourriez acheter des bouteilles du Château la Fourchette. En effet, « La Hourcade » signifie « La fourche » ou « La fourchette ». La raison est très simple, le château tire son nom de son lieu-dit. Ce dernier est nommé ainsi du fait de la route qui le traverse qui se divise en trois voies !
« Essaye de trouver un moyen d’aimer ce que tu fais ».
Pour Quentin Cecchini, c’est presque une règle de vie : il faut réussir à aimer ce que l’on fait. Sans cette motivation, les journées peuvent vite sembler interminables. Trouver du plaisir dans le travail, même dans les tâches les plus exigeantes, est pour lui la seule façon de tenir sur la durée. Par exemple, démarrer une dure journée à la vigne par la parcelle plantée par son grand-père, le motive particulièrement.
Avec un tel état d’esprit et une dynamique de couple aussi complémentaire nul doute que ce château, ancré dans la partie la plus « sauvage » du Médoc, a de beaux jours devant lui. Pour découvrir un lieu atypique et riche en échanges et en belles découvertes, la Hourcade est l’endroit idéal. Quentin et Judith ont une définition à vous partager « Un coin de paradis entre estuaire et océan, où la vigne cohabite encore avec la Nature ».




Pour visiter le Château La Hourcade, c’est par ici !
Château La Hourcade, 7 Chem. de Noaillac, 33590 Jau-Dignac-et-Loirac